Honda n s x : pourquoi ce modèle est déjà un futur collector ?

1990. Honda frappe là où personne n’osait encore viser : la NSX débarque avec un châssis monocoque en aluminium, une première mondiale pour une sportive de série. À sa sortie, le tarif de la japonaise la tient à distance des supercars italiennes, mais ses prestations et sa fiabilité viennent secouer les certitudes du marché.

Les ingénieurs nippons optent pour un V6 atmosphérique capable de grimper à 8 000 tours par minute. À contre-courant de la tendance aux V8 et V12, ce choix technique s’impose. Malgré une diffusion discrète et l’arrêt de la production en 2005, la cote de la NSX grimpe sans relâche depuis une décennie.

Honda NSX : une révolution japonaise qui a changé la donne

La Honda NSX n’a rien d’un projet lancé à la va-vite. Imaginée dans les laboratoires de Tochigi, au Japon, elle s’impose dès 1990 avec une ambition claire : rivaliser avec Ferrari et Porsche, tout en restant fidèle à la fiabilité légendaire des constructeurs japonais. Sous ses lignes nettes, le châssis monocoque en aluminium, une audace à l’époque, allège la voiture et transforme son comportement routier. Direction précise, train avant intransigeant : la NSX fait figure de modèle pour les ingénieurs du monde entier.

Au cœur de la bête, un VTEC 3,0 litres installé en position centrale arrière. Ce moteur compact, vif, piloté par une gestion électronique pointue, délivre des sensations brutes et franches. La première génération de NSX réussit là où beaucoup échouent : offrir des performances de haut vol sans sacrifier la facilité d’utilisation au quotidien. Un détail qui fait toute la différence avec certaines européennes réputées capricieuses.

Un nom plane sur ce développement : Ayrton Senna. Le triple champion du monde de Formule 1 apporte son expertise sur le circuit de Suzuka, affine le châssis, repousse les limites. Grâce à lui, la NSX gagne en finesse et en efficacité.

Sur le marché nord-américain, la NSX débarque sous le badge Acura et tape dans l’œil d’une clientèle exigeante, sensible à la qualité de fabrication et au plaisir de conduite. En Europe, elle bouleverse les repères et influence même Gordon Murray lors de la conception de la McLaren F1. Pionnière des voitures à moteur central japonaises, la NSX montre que l’archipel peut rivaliser, point par point, avec les meilleures européennes.

Jeune femme souriante au volant d une voiture de sport

Ce qui fait de la NSX un futur collector convoité par les passionnés

La Honda NSX a marqué les esprits dès ses débuts par sa rigueur mécanique et son approche atypique. Plusieurs raisons expliquent pourquoi elle attire autant l’œil des collectionneurs aujourd’hui.

Voici les principaux atouts qui la placent en haut de la liste des voitures les plus recherchées :

  • Production restreinte : un peu plus de 18 000 exemplaires toutes versions confondues, loin des chiffres astronomiques des Honda Civic ou Accord. Cette rareté se renforce en Europe et en France, où la NSX reste un véritable ovni.
  • Versions à boîte manuelle : les modèles équipés de transmissions à cinq ou six vitesses sont particulièrement prisés. Ils révèlent tout le caractère du VTEC et offrent une expérience de conduite inégalée.
  • Modèles recherchés : les dernières séries, la fameuse NSX rouge ou les éditions limitées, affolent régulièrement les ventes aux enchères, comme chez Artcurial ou Broad Arrow.

La demande explose, surtout au Japon et aux États-Unis, où la réputation de fiabilité des sportives japonaises fait souvent de l’ombre aux icônes italiennes.

D’autres arguments séduisent les passionnés avertis. La tenue de route peaufinée par Senna, l’architecture moteur central, le design intemporel signé Pininfarina ou Italdesign : l’ensemble forme un cocktail qui ne prend pas une ride. Le monde du restomod s’en empare aussi, preuve s’il en fallait du statut culte de la NSX.

Ce modèle incarne une époque où l’audace technique et l’émotion allaient de pair, sans compromis. Une combinaison de qualités qui fait cruellement défaut à nombre de ses rivales, qu’elles viennent de chez Ferrari ou Porsche. Aujourd’hui, la Honda NSX s’impose comme le témoin d’une vision singulière de la performance : exigeante, mais jamais arrogante. Un symbole que le temps ne fait que renforcer.

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